DIOGÈNE LAËRCE

SIMON (Socrate et ses disciples)

Traduction Robert Genaille, 1933

Simon d’Athènes, corroyeur. Quand Socrate venait dans sa boutique et s’entretenait avec quelqu’un, il prenait des notes sur tout ce qu’il se rappelait, de là vient que ses dialogues s’appellent Dialogues du corroyeur. Ils sont au nombre de trente-trois, et réunis en un seul livre : des dieux, du Bien, du Beau, Ce que c’est que le Beau, Deux dialogues sur le Juste, Que la Vertu ne peut être enseignée, trois dialogues sur le Courage, De la loi, de la Popularité, de l’Honneur, de la Poésie, de la bonne Santé, de l’Amour, de la Philosophie, de la science, de la Musique, de la Poésie, Ce que c’est que le Beau, de l’Enseignement, du Dia­logue, du Jugement, de l’Etre, du Nombre, du Soin, du Travail, de l’Avarice, de la Vantardise, du Beau et, selon d’autres auteurs, de la Délibération, du Discours ou de la Convenance, des Méfaits. On rapporte qu’il fut le premier à philosopher dans la manière socratique. Périclès lui ayant fait dire qu’il le nourrirait s’il venait chez lui, il lui répondit qu’il ne voulait pas vendre sa liberté.

Il y eut un autre Simon, qui écrivit des traités de rhé­torique, un autre, médecin, contemporain de Séleucos[1] Nicanor, et un quatrième, qui était sculpteur.


[1] Séleucos, général d’Alexandre, forma le royaume des Séleucides en Syrie, en ~305, après le démembrement de l’em­pire d’Alexandre.